Journal d'une rêveuse. Juste pour se retrouver....
21 Juin 2012
j'ai participé pour la deuxieme fois a un coffink (café d'ecriture) et je dois dire que ma passion d'ecriture etait a son comble ;-)
Il faut dire que mon retour a ce blog est en parti du a cet evenement, que je reitererai avec grand plaisir!
Voici un texte que j'ai écrit pour le thème abordé lors du 1er coffink :
thème abordé: Quelles sont les étapes clefs qui font que vous passer d’une relation simple à une relation sérieuse ?
Elle marchait, sans vraiment savoir où elle allait. Elle avait juste en tête cette rencontre, ce moment où elle avait ressenti jusqu’au plus profond d’elle-même qu’elle ne serait plus jamais la même…
Il venait d’apparaitre dans l’encadrure de la porte. Et à la manière de Nikolaï Korsakov, le temps s’est arrêté pour laisser place à la musique. Chaque partie d’elle-même avait pris la mesure. Le ventre avait choisi le violon pour vibrer en rythme avec chaque note du piano, sublimé par le cœur. La tête quand a elle se contentait d’un bourdonnement mélodieux qui s’accélérait à chaque fois qu’il s’approchait d’elle. Son visage, lui, préférait y mettre des couleurs et le ton.
A ce moment-là il était devant elle, chaque instrument avait cessé d’émettre. Seul le piano continuait sur un solo presque inaudible.
Elle était là devant lui, et comme par magie, tous complexes, toutes gênes s’étaient envolés.
Ils se sont parlés, regardés sans compter le temps. Ils s’étaient promis de se revoir, forcément, naturellement.
Elle découvrait un sentiment, peut être un amour nouveau, un total accord philarmonique.
Elle continuait à marcher et se remémorer ses moments difficiles, ou ils leur étaient arrivé d’imaginer la vie l’un sans l’autre. Tous ces moments, passés loin de l’autre, pour des querelles, des coleres
Naturellement, ce jour-là, en rentrant du boulot, il avait posé son sac et s’était mis à pleurer. Il fallait qu’il lui parle, il n’en pouvait plus de mentir, de lui mentir.
Il fallait qu’il lui dise qu’il l’avait trahi ! Qu’elle souffrirait certainement…
A partir de ce jour-là, les notes du paino ne sonneraient plus jamais juste.
Et pourtant, elle avait pardonnée, elle avait tenté de tout réaccorder, en espérant qu’un jour, l’orchestre pourrait recréer la magie que son corps avait connu.
Il fallait qu’elle s’arrête et s’assoies un peu. Fatiguée, étourdie. Peur d’être emprise de doutes, encore ! Ca n’était pourtant pas la première fois, pourquoi était-ce si dur d’aimer. Pourquoi fallait-il toujours recréer, continuer de croire. Pourquoi ne pouvait-on pas se dire, c’est bon c’est à moi, j’y suis arrivée. Profitons, mais non ! Ca ne peut pas être si simple…
Ils avaient dinés tous les 2 au restaurant, il faisait bon, l’été s’installait tout doucement. Un petit tour sur la plage, pieds nus, main dans la main.
Il lui a demandé de s’arrêter, de fermer les yeux. Au bout de quelques instants, il lui a pris la taille, l’a embrassait dans le cou et elle a ouvert les yeux. Il avait écrit dans le sable ces quelques mots qui allaient de nouveau tout changer : épouse-moi ?
Elle n’avait pas su dire oui, la peur, les doutes…
Et pourtant, lui aussi avait pardonné. Il avait réalisé qu’eux deux finalement s’était plus fort que tout. Il avait compris ses sentiments, il ne voulait surtout plus jamais vivre sans elle.
Elle continuait à marcher, il était temps de rentrer.
Aujourd’hui, tout ce qu’elle avait pu imaginer sur l’amour, tous les préjugés, les codes, ils les avaient contournés. Elle se sentait en paix avec elle-même, avec son amour, avec lui.
Elle ne pourrait plus nier ce qui a existé, et ce qui existera à jamais entre eux deux.
C’est sûr, elle ne sera plus jamais la même…
« - chéri,
- Oui ?
- Il est temps…
- ….
- C’est l’heure, le bébé arrive… »
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