Journal d'une rêveuse. Juste pour se retrouver....
13 Août 2012
Elle était là, à lui parler depuis plusieurs heures maintenant. Elle avait juste envie de lui prendre la main. Sentir sa peau contre la sienne.
Il lui souriait et on sentait que son regard trahissait tous les sentiments qu’il éprouvait lui aussi pour elle.
Pourtant il y avait cette barrière complétement invisible mais d’une lourdeur certaine.
Alors qu’il était partis, elle resta là un moment, une heure peut être plus.
Elle pleurait, elle savait qu’elle ne s’y était pas bien prise. Elle savait qu’elle avait perdu cet amour, la personne qui aurait dû partager avec elle ces moments-là.
Elle avait passé une nuit vraiment difficile et elle espérait le voir le lendemain même si elle savait cet amour impossible, elle rêver à une amitié suffisante, nourrissant ces besoins de lui.
Il l’avait vu mais impossible de s’approcher pour le moment. Les raisons ? Non évidentes !
Une amitié sincère, une amitié qui avait lié ces deux frères, à vie, à mort.
Une amitié qu’ils s’étaient juré de ne délier sous aucun prétexte.
Un lien si fort qui pouvait tout de même faire des étincelles quand finalement leur cœur lié, celui qui ne faisait plus qu’un, était forcément tombé amoureux d’un seul être.
Pourtant ce jour-là, il lui avait demandé de le rejoindre.
IL voulait lui parler, lui exprimer ses doutes, sa couleur mais aussi l’importance que son frère avait dans sa vie.
Elle se contenta de lui prendre la main.
Il était évident qu’elle savait. Elle connaissait sa décision, elle sentait son âme brulait, de jalousie, de peine.
Elle ne voulait pas entrer dans leur vie et tout détruire.
Il coulait sur sa joue quelques larmes, qu’il essuya.
Adossé au mur, elle avait son poids sur son corps, le poids d’un amour qu’elle ne pourrait plus jamais oublié. Il y avait eu cette nuit. Il y eut ce baiser, ce dernier baiser.
Ses cheveux étaient si doux, sa joue humide de toutes les larmes qu’elles n’arrivaient plus à dissimuler. Sa main dévia sur sa joue, son autre main dans la sienne.
Un baiser qui avait arrêté le temps. Figer le sentiment.
Elle ouvrit les yeux, mains dans les mains, elle avança, lui dit adieu.
Serait-elle un jour si elle a fait le bon choix. Peut-être.
Pourrait-elle un jour oublier , surement pas !